Etty Hillesum
D'après « Une vie bouleversée »

Édition du Seuil
Mise en scène Cécile Maudet
avec la complicité de Olivier Angèle


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Ce que la presse en dit...
Ce qu'en pensent les spectateurs...
 
 


Mise en scène Cécile Maudet
Complicité de Olivier Angèle
Comédiens Sophie-Iris Aguettant, Cécile Maudet
Musiciens Eveline Causse : violoncelle, accordéon
Colin Pip Dixon : violon
Musique originale Eveline Causse, Colin Pip Dixon
Conception images, scénographie
Flore Angèle
Création lumière Philippe Bourgeais

Sensible à l'extrême, intelligente, sensuelle, drôle et tellement éprise de vivre, de percer le mystère de sa propre existence, telle est cette Etty Hillesum qui se présente à nous dans son journal. Elle l'écrit en 1942 à Amsterdam, elle, la jeune juive qui se savait promise à la mort, et il nous parvient aujourd'hui incroyablement moderne, véritable hymne à la vie et à la liberté. " La grande prise de conscience " et le travail incessant de l'âme qu'elle entreprend cette année-là, non sans douleur, est celui d'une artiste. Rien ne lui échappe parce que tout lui importe : la couleur du jasmin, la souffrance de son peuple, l'absurdité de la haine, le regard de l'homme aimé. Elle meurt à Auschwitz en novembre 1943.

La simple lecture aurait suffi, les mots d'Etty Hillesum ont un tel pouvoir, à vous rendre jaloux : limpides, aiguisés, provocants ils savent vous trouver là où vous pensiez être seul. Clarté pour exprimer le plus sombre à l'intérieur d'elle-même comme au dehors, vérité pour traquer la vie partout et chasser toute forme d'inertie : « Hier, j'ai essayé de regarder au fond des yeux la souffrance de l'humanité ». - samedi 14 juin 1941. Mais pour Etty, ce ne sont pas que des mots, c'est sa chair qu'elle a déchirée et distribuée à tous vents pour qu'au-delà de l'horreur, espérer soit encore permis. Alors, la lecture ne suffit plus : le risque s'impose : lui donner ce qu'elle attend, avec ses mots, bien sûr, mais avec des couleurs, des musiques, des lumières, des corps livrés... sans oublier cet humour dont seuls les juifs ont le secret !

La parole, tirée exclusivement du journal d'Etty est citée et interprétée par Sophie-Iris Aguettant et Cécile Maudet. Ce choix d'un travail à deux permet de respecter la mémoire encore fraîche d'Etty Hillesum, en évitant de la personnifier tout en donnant la complexité et la richesse de sa personnalité.
La musique originale est créée et interprétée en direct par Colin Pip Dixon au violon et Eveline Causse au violoncelle et à l'accordéon diatonique.
L'image : Flore Angèle tantôt avec le pinceau, tantôt avec le fusain, voire son appareil photographique, plonge le spectateur dans les climats extérieurs et interieurs que traverse Etty, au moyen d'un montage diapositives.