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THOMAS MORE
un homme pour l'éternité
de Robert Bolt
Traduction de Valérie Latour Burney
en collaboration avec Sophie-Iris Aguettant
CRÉATION 2004-2005
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RÉSUMÉ DE LA PIÈCE
Chelsea, 1529, Sir Thomas More, juriste éminent, vit sur les terres de son manoir, entouré de sa famille, visité par ses amis. Une lettre rompt l'harmonie ; en pleine nuit, Thomas quitte les siens et remonte la Tamise. A Londres, Wolsey, chancelier de la couronne, le reçoit froidement. Henry VIII veut extorquer de Rome une annulation de son premier mariage avec Catherine d'Aragon, obtenu par une dispense du Saint-Siège, pour épouser Anne Boleyn. C'est sans discussion.
Quelques jours plus tard, le Cardinal Wolsey, accusé de haute trahison, meurt subitement, Henry VIII nomme Sir Thomas More, chancelier. De treize années son cadet, le roi lui voue une grande admiration et compte sur lui pour arranger son divorce. Thomas évite l'affrontement tout en ne cédant pas. Contraint de prendre position publiquement, il préfère donner sa démission plutôt que contredire sa conscience et celui qu'il estime.
De retour à Chelsea, il rentre dans un silence absolu qu'il exige également de sa famille. Il a la loi pour lui, il la connaît mieux que tous et sait comment demeurer irréprochable.
Mais cette intégrité de conscience, fruit d'un travail intérieur constant, n'est pas le propre de tous. Sir Thomas se voit confronté d'abord à Thomas Cromwell, secrétaire du roi. Séduit par Machiavel, il devient manipulateur et se sert du jeune Richard Rich dont la conscience est prête à marchander pour gravir les échelons du pouvoir. Même Norfolk, l'ami intime, et Chapuys, ambassadeur d'Espagne, vont attiser le feu et contribuer à pousser More dans ses retranchements, là où il ne voudrait pas aller.
La détermination silencieuse de Thomas, désormais simple sujet de Sa Majesté, exaspère le roi, comme si elle venait tambouriner jour et nuit à l'oreille de son cœur et résonner sur toute l'Angleterre. Il est emprisonné.
Le cachot froid et humide, les interrogatoires, l'unique visite des siens autorisée pour tendre un dernier piège à sa conscience, ne font que renforcer Thomas, comme si sa fragilité grandissante découvrait une force, une liberté, une autorité venue d'ailleurs. Seul le faux témoignage et le parjure viendront à bout de sa subtile innocence.
Jamais son humour ne le quittera, ni sa grande tendresse pour les siens, ni son charme qui lui vient de ce “principe d’humanité” qu’il défend et qui est le point le plus précieux, le même, exactement le même en 2004 qu’en 1535 ! |
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