Christian de Chergé

Christian de Chergé ou l'invincible espérance

lecture-spectacle à partir des écrits de Christian de Chergé

Mise en scène : Olivier Fenoy
avec
Iris Aguettant du Théâtre de l'Arc-en-Ciel
Nazim Boudjenah de la Comédie Française
Bertrand Boss, musicien.

C'est grâce à "Pierre et Mohamed" spectacle évoquant Monseigneur Claverie qui a connu un vif succès en Avignon puis à Paris dans les cryptes de Saint Sulpice, que nous avons rencontré Nazim Boudjenah, devenu rapidement un ami. De cette amitié est né le projet de monter ensemble une "lecture-spectacle" autour de Christian de Chergé, prieur de Thibirine ("Des hommes et des dieux") qui nous le fait découvrir non seulement comme le théologien de la rencontre islamo-chrétienne et le martyr de l'espérance mais aussi comme un merveilleux poète.

" Voir les choses différemment ne signifie pas qu'on ne voit pas les
mêmes choses ! " Dire Dieu autrement n'est pas dire un autre
Dieu. " De Même, quand Dieu se dit autrement, il ne se dit pas
autre, mais Tout autre, c'est-à-dire autrement que tous les autres. "
Christian de Chergé

Christian de Chergé Phedre
Christian de Chergé

Iris Aguettant
Sophie-lris Aguettant est née en 1951. Après trois ans au Conservatoire d'Art Dramatique de Lyon, elle a travaillé avec Jean Meyer aux Célestins, Jean-Yves Picq et diverses compagnies lyonnaises. Après des années consacrées à la formation théâtrale, elle écrit Amour et Colère en 1984, d'après un argument dramatique de Calderon.
Directrice artistique de la troupe de l'Arc-en-Ciel, elle en a été la cofondatrice dès 1995.

Christian de Chergé

Nazim Boudjenah
Nâzim Boudjenah, né le 24 août 1972 à Paris est un acteur de théâtre français formé au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, promotion 1999, classes de Catherine Hiegel et Philippe Adrien, et atelier de Patrice Chéreau. En 2005, il crée la compagnie Le Théâtre du Lion Vert.
Il est engagé le 1er janvier 2010 pensionnaire à la Comédie-Française.

Christian de Chergé - biographie
Né à Paris le 18 janvier 1937, deuxième enfant d'une famille de huit. Son père, officier, est affecté à Maison carrée en Algérie en 42. Christian a alors 5 ans et découvre des hommes qui prient autrement que ses pères. " Ils prient Dieu " lui explique sa mère. " Ainsi, dira-t-il plus tard, j'ai toujours su que le Dieu de l'Islam et le Dieu de Jésus-Christ ne font pas nombre. "
Formé par le scoutisme il entre au séminaire des carmes à Paris en 56. Puis c'est la guerre d'Algérie et le jeune sous-lieutenant de Chergé y passera dixhuit mois, administrant un ensemble de villages. Une guerre qu'il a subie et " si peu faite " selon ses propres mots. C'est là qu'il va vivre l'expérience qui bouleverse et éclaire toute sa destinée. Il noue une amitié avec le garde champêtre du village, Mohamed, " un homme mûr et profondément religieux qui a libéré ma foi en lui apprenant à s'exprimer ". Un jour que les deux amis se promènent en échangeant sur la prière, des algériens nationalistes veulent régler le sort de Christian de Chergé. Mohammed s'interpose et lui sauve la vie. Trois jours plus tard il est retrouvé mort assassiné près de son puits. "Je connais au moins un frère très aimé, musulman convaincu, qui a donné sa vie par amour d'autrui, concrètement, par le sang versé." Ordonné prêtre en plein concile Vatican II, il est nommé chapelain au Sacré-coeur de Montmartre durant quelques années, et en dirige la maîtrise. En 69 il devient trappiste à Aiguebelle et après deux ans de noviciat rejoint le monastère de Notre-Damede- l'Atlas. Après avoir approfondi l'arabe et l'Islam à Rome durant deux années, il revient, à Tibhirine en 1974 où il demeurera jusqu'à sa mort en 1995 à l'âge de 59 ans.